22 mai 2009
Un peu de Clitis, que diable.
J'ai vu Mystic River.
En lecteurs assidus de mon blog, vous vous rappelez sans doute que je l'ai lu. Et avant même de voir le film, j'ai été assez perturbée par le casting : Sean Penn interprète Jimmy, Tim Robbins joue Dave, et Kevin Bacon incarne Sean (admirez la technique : pas une seule répétition). Et donc vlà ce qui m'a gênée : pas un seul de ces acteurs n'est beau, pas vrai ? Ils sont abîmés, ils ont du caractère, du charme pour certains, mais ils ne sont pas beaux. Or, dans le livre, ils ont vraiment une jolie tête, tous autant qu'ils sont.
Autant, pour Sean Penn - Jimmy - je veux bien, ça passe. Parce que c'est le plus casse-cou des trois amis, il porte la marque de la prison sur son visage, admettons. Or, Kevin Bacon - Sean - est censé être le plus équilibré d'entre tous ; d'ailleurs il est policier, alors z'avez qu'à voir. Et l'acteur a le visage émacié, ça colle pas. Il a beau être talentueux, ça ne correspond absolument pas à l'image que je me suis faite à travers le bouquin. Et le pire, c'est Tim Robbins. Parce que Dave porte en lui ses cicatrices, son traumatisme ; mais en apparence, il donne à peu près le change. Il est beau ; on ne peut pas deviner qu'il a été abîmé plus jeune. Et Tim Robbins donne l'image d'un personnage complètement à l'ouest, vraiment déphasé, constamment. Un esprit de petit garçon qui n'a pas réussi à évoluer dans un corps d'adulte trop costaud, limite pataud. Ce qui m'a semblé très gênant ; c'est une autre interprétation, certes, mais celle du livre m'a plu parce qu'elle est beaucoup plus tragique (un homme qui essaye de donner une image de lui qui ne correspond pas à ce qu'il est, qui y arrive presque, mais qui est rattrapé par ses démons), et aussi plus subtile (le malaise est tu, mais omniprésent).
Un autre détail m'a vraiment dérangée aussi. Au tout début de l'histoire, Dave se fait enlever par deux hommes qui se font passer pour des policiers. Dans le livre, les trois gamins se font interpeler parce que Sean a jeté Dave à terre lors d'une dispute. Or, dans le film, Jimmy décide d'écrire son prénom à l'aide d'un bâton sur du ciment encore frais. Sean le suit, et Dave aussi ; mais il n'a pas le temps de terminer de l'inscrire qu'il se fait appeler par les deux faux flics. Pourquoi pas. Est donc marqué à vie "JIMMY / SEAN / DA". Alors c'est fort au niveau symbolique ; toute sa vie s'arrête là, elle est rompue nette alors qu'il n'est encore qu'un enfant (et avec sa vie s'arrête donc son innocence, sa pureté, etc.). Mais dans le livre, la culpabilité pèse beaucoup plus sur Jimmy, et surtout sur Dave : s'ils ne s'étaient pas battus, les faux policiers ne les auraient peut-être jamais interpelés (et la citation "Sometimes I think, I think all three of us got in that car...", prononcée par Sean, devient tout de suite beaucoup plus lourde de sens, parce qu'il repense sans cesse au moment où, involontairement, il a presque jeté ce gamin dans la gueule des loups).
Donc j'ai eu du mal à voir le film en tant que film, et non comme une adaptation. Et c'est pour cette raison que je n'ai que moyennement aimé.
Par contre, j'ai aussi vu Créance de Sang, qui est aussi une adaptation d'un roman de Michael Connelly, mais que je n'ai pas (encore) lu. Bon ben c'est un bon film policier, avec sa bonne dose de rebondissements et de suspense.
15 avril 2009
He said her house smells like soup.
Juno, j'avais pas envie de le voir. Par pur esprit de contradiction ; parce que tout le monde en parlait, qu'on l'a comparé à Little Miss Sunshine, ce qui m'a pas mal agacée, et parce que j'avais peur que ce soit trop excessif dans le côté "notre héroïne elle est trop barrée, t'as vu".
Et puis j'ai pas pu y échapper plus longtemps. Il était devant mon nez, et surtout, j'ai appris que Jason Bateman et Michael Cera jouaient dedans. Alors j'ai dit d'accord. Et ça me fait un peu suer de l'admettre, mais j'ai beaucoup aimé. Parce que c'est rigolo, c'est émouvant (très), le sujet n'est pas pris à la légère et pourtant, on n'a pas besoin de regarder le film en plissant les yeux et en se caressant le menton. J'ai aussi trouvé que ça évitait complètement le débat pour ou contre l'avortement, ce qui est quand même plutôt bien vu. Parce que le cheminement de Juno est très personnel, et qu'il n'y a finalement pas énormément de réflexion derrière tout ça, tout est ressenti, et c'est un détail qui paraît anodin qui la fait changer d'avis (le coup du "les bébés ont des ongles"). Alors, évidemment, quand on laisse la passion l'emporter sur la raison, on n'avorte pas. Et c'est comme ça, c'est humain, c'est pas un film anti-avortement.
La musique est chouette, les acteurs sont tous foutrement cool, et j'en profite pour hurler mon amour à Michael Cera et Jason Bateman.
Et comme j'ai de la suite dans les idées, j'en profite pour vous conseiller très très très fort la série Arrested Development, qui n'a tenu malheureusement que trois saisons. Mais qui est une des meilleures que je connaisse (entre beaucoup d'autres, certes, mais quand même).
30 mars 2009
Why is your head so bald ?
The Darjeeling Limited, c'est bien, même si c'est pas le meilleur Wes Anderson. Parce que les acteurs marchent très bien ensemble, que le prologue (Hotel Chevalier) nous plonge directement dans l'ambiance, et que vrout et merdre, c'est impressionnant de sentir le malaise entre les personnages de Jack et son ex copine, et ce à travers des détails très significatifs et bien trouvés (genre "kikoulol je suis encore au téléphone quand j'entre dans ta chambre". Enfin... tmtc). Parce que c'est beau, tout bêtement, et que c'est agréable de se laisser porter par le film sans trop savoir où on va. Que la musique est, comme d'habitude, très à propos (je pense en particulier à "Where do you go to (my lovely)").
Cela dit, j'ai bizarrement pas pleuré. Alors que pour tous ses autres films, j'ai été foutrement émue (donc Bottle Rocket, Rushmore, The Royal Tenenbaums et The Life Aquatic with Steve Zissou). Même quand Peter dit "I didn't save mine" et que ça m'a fait un pincement au cœur, ça ne m'a pas fait fondre en larmes. Peut-être parce qu'il y a quelque chose de très doux et très relaxant dans le film, même à l'enterrement du petit garçon, à l'opposé de l'enterrement de leur père.
Tout ça pour dire je sais pas trop quoi, sinon que Wes Anderson c'est pas de la merde, et que Natalie Portman a de jolies fesses.
J'ai aussi vu Harvey Milk, il y a un petit bout de temps, et c'était pas bien. J'ai trouvé qu'il y avait énormément de longueurs (pourtant, les longs films, ça me fait pas peur), et que c'était étrangement très superficiel. La fin est particulièrement lourde, aussi, trop symbolique et pas assez modeste (non mais il meurt en voyant l'opéra, quoi, COME ON !). James Franco est particulièrement chouette, par contre, et il porte tellement bien la moustache et la veste en cuir que je le voyais bien interpréter Freddie Mercury.
19 février 2009
Sometimes I think, I think all three of us got in that car...
Quelques petits trucs en vrac :
- Rubrique films (foutrement intellos) :
Forgetting Sarah Marshall est un film modeste et génial, avec un rythme parfaitement soutenu et des blagues à tomber par terre, avec un Jason Segel encore présentable, pas encore tout à fait obèse et alcoolique, avec des yeux à vous faire fondre (gaaah), et une Mila Kunis pas trop dégueu, pour ne pas dire absolument craquante (mais je dois vous dire que ce ne sont pas ses vrais nénés qu'on voit sur la photo dans le film, et heureusement d'ailleurs, parce que bof, quoi). Ce que j'aime, dans ce genre de films, c'est qu'aucun des personnages n'est caricatural, donc ils sont logiquement très crédibles. Et surtout, c'est intelligemment fait. Parce que le personnage de Peter est malheureux, et qu'il ne tombe pas subitement amoureux de Rachel quand il la voit. La rupture le détruit, il en bave et il en devient complètement con et psychopathe, ce qui est d'une part très amusant, et d'une autre part très bien vu. Et Bill Hader est un dieu vivant.
Old School aurait pu me plaire, parce que Will Ferrell, Luke Wilson et Vince Vaughn, mais en fait non. Il est regardable, acceptable je suppose, mais on dirait plus une succession de sketches qu'un film avec un fil conducteur. Les personnages se rencontrent et nouent tout de suite une relation très intime, su-per quoi, j'ai envie de dire, même pas ça se passe comme ça dans la vraie vie. Une grosse majorité des événements du film sont simplement anecdotiques et n'ont aucune (ou presque) conséquence, donc arrivent comme un cheveu sur la soupe. Enfin j'ai juste trouvé ça maladroit, m'enfin puisque Will Ferrell chante "Dust in the wind" et qu'on entend "The sound of silence", je vais pas non plus crier au désastre.
Rubrique livres (foutrement pas psychopathes) :
Mystic River raconte l'histoire de trois garçons : Dave, Jimmy et Sean. Trois copains. Et un jour, Dave se fait raccompagner par deux flics chez lui, en voiture. Sauf que ce ne sont pas de vrais policiers, et que le garçon réapparaît quatre jours plus tard, sans qu'on sache réellement ce qui s'est passé pendant ce laps de temps. Et puis on fait un bond dans le temps, une vingtaine d'années plus tard, où un événement terrible va les réunir de nouveau tous les trois. J'ai adoré ce livre dans la mesure où on ne sait absolument pas où l'histoire nous mène, et que c'est très agréable de se laisser porter par les événements. A aucun moment on ne tombe dans le pathos facile qui nous ferait tirer des larmes, et pourtant le sujet s'y prêterait volontiers. Mais non, c'est traîté de telle manière qu'on ressent cet enlèvement comme un malaise ambiant, quelque chose dont on ne parle pas directement mais qui est omniprésent, chez Dave comme chez ses amis. Et surtout, aucun des trois personnages principal n'est exemplaire, mais ils sont tous incroyablement humains, avec leur part de vices cachés. Et parce que chacun sait qu'il peut basculer dans l'horreur à tout moment, chacun se raccroche aux petits bonheurs de la vie. Donc parallèlement aux événements atroces qui ont lieu dans ce livre, on y trouve un "hymne à la vie" (comme le dit mon quatrième de couverture) formidable.
Un tueur si proche est un livre écrit par Ann Rule, une proche de Ted Bundy. Pour vous resituer un peu, Ted Bundy est sans aucun doute un des plus grands tueurs en série que les États-Unis a connu, et surtout le plus fascinant. Parce qu'extrêmement intelligent, charismatique et très beau. Ann Rule étant une romancière, journaliste et ancienne policière, le livre est très bien construit, mais également aussi très modeste puisqu'elle ne se met à aucun moment en avant, et qu'elle dit juste le strict minimum sur sa vie. Pour ceux qui ont l'estomac fragile, sachez que les descriptions des meurtres ou tentatives de meurtres remuent assez. Mais il n'y a pas que ça, et puis pour vous préparer vous n'avez qu'à lire Le Nouveau Détective. En bref, c'est un putain de livre, parce qu'il ne sombre à aucun moment dans la facilité, ce que je craignais (en tant que farouche opposante à la peine de mort), et qu'Ann Rule a réussi à ne pas tomber dans l'admiration pour Ted Bundy, ni dans le dégoût le plus total. Et c'est donc pleine de compassion, à la fois pour lui et à la fois pour ses victimes, qu'elle retrace de manière très objective toute sa vie, avec quelques éléments qui pourraient éventuellement expliquer ses meurtres.
27 janvier 2009
Oh by the way, the new furniture looks great from the yard.
Yes Man, c'est vraiment pas glop du tout. Mais pas. Du. Tout.
J'osais espérer que la secte du Yes serait rendue ridicule, mais non. En fait, la morale du film, si j'ai bien tout suivi, c'est qu'il faut dire oui à tout mais pas à tout en fait, parce que après on dit oui alors qu'on n'a pas envie, et donc après les gens ils savent plus trop si on dit oui parce qu'on est forcés ou parce qu'on le veut, non mais voyez le genre ?
Les deux seuls points positifs étaient de voir Danny Masterson, et surtout Rhys Darby, qui est bien évidemment Murray dans The Flight of the Conchords. Sans le bouc on a du mal à le reconnaître, mais heureusement il a toujours son chouette accent rigolo.
11 janvier 2009
I don't like jokes. I don't think they are funny.
Bon alors je disais dans un article qu'à part Yves Robert, personne pouvait traîter l'amitié de manière intelligente et crédible. Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas, et puis comme je me suis pas mal abreuvée de Judd Apatow ces derniers-temps, j'ai été bien forcée d'admettre mon erreur.
Alors en vrac :
Freaks and Geeks c'est une série extrêmement intelligente et bien menée, tout en subtilité, très drôle et tous les acteurs sont absolument géniaux. Bon, par contre il n'y a qu'une seule saison, alors arrivée au dernier épisode j'ai chialé ma race.
Undeclared c'est pas mal du tout comme série aussi, un peu moins bien que la précédente mais quand même bien magique et au-dessus de la moyenne.
Superbad c'est carrément moins vulgaire et débile que ce qu'on pourrait penser (non parce que bien joué les français, "On veut du cul" ça résume pas tout à fait le film, hein), puisque c'est davantage axé sur l'amitié que sur les fesses. Bon et puis Seth Rogen a une moustache formidable.
Knocked Up alors là y'a beaucoup à dire. Parce que la première fois que je l'ai vu, on m'avait monté la tête avec, genre "Ouh la la c'est formidable, il est encore mieux que 40 ans toujours puceau", alors forcément je m'en suis fait une montagne, et à l'arrivée : déception. Et puis je l'ai revu récemment, sur C+, et puis je me suis dit que ah ben merde, il est quand même super bien, et puis Martin Starr est génial ("N... no... no pink eye for me... mmh... I'm just completely... HIIIGH"), et là encore le groupe d'amis marche super bien, c'est génial. Alors je l'ai rerevu, puis rererevu, et quand il n'y a plus eu de rediffusions, je l'ai acheté.
Sinon, j'ai aussi vu Ali G qui est magique aussi, et puis Jean-Paul Belmondo il a toujours les mêmes yeux rieurs. Et oui il a du mal à parler, mais putain, il en impose toujours. Et puis c'est simplement un de mes acteurs préférés, et je l'aime très fort.
01 janvier 2009
Bon néné
Encore une fois, un nouvel an très chouette. Très très chouette. Avec Robocopain, ma Laurette et d'autres très chouettes jeunes gens. Et trois appareils à raclette. Et c'est toujours très agréable de faire la connaissance de personnes qui aiment Queen et Le Roi et l'Oiseau. Pareil pour des personnes qui imitent David Bowie. Et des personnes qui ont Ali G.
Quelques épisodes de louse : un collant C&A qui se file comme un rien, une photo compromettante de mon arrière-train imposant, un couple qui voulait nous proposer un plan à quatre avec ma meilleure amie sur le chemin du retour, un homme qui nous a suivies et qui voulait sûrement nous trucider et nous faire caca des doudounes en mohair dans la bouche, moi qui tombe comme un gros caca pour aller au métro avec une chute qui dure environ trois mois et un épisode de plus belle la vie loupé.
J'oubliais : il n'y a rien de meilleur que des spaghettis froids à 6h30. Mmmh.
Mais très très bien. Très très chouette. Yé yé yé. Et bonne année, bonne santé, bien sûr.
21 décembre 2008
Just because I'm poor and plain, I'm not without feelings.
Jane Eyre, ça troue le cul.
Alors moi, voyez, les grands classiques de la littérature, j'ai du mal. En 3ème j'ai dû lire Au bonheur des dames, et puis comme je devais faire une fiche lecture et que j'étais à la bourre, j'en étais à lire cent pages par jour, et c'était légèrement indigeste.
Bref, faut un peu me pousser au cul pour que je lise des classiques. Et donc cette année, je devais lire neuf livres rien que pour ce semestre. Dont Jane Eyre. Ce qui est une bonne chose, puisque sans ça, je ne l'aurais pas lu avant euh... longtemps.
Le livre est présenté comme une autobiographie, et Jane Eyre retrace simplement sa vie depuis ses 9 ans (approximativement) jusqu'à maintenant, c'est drôlement bien fait. Donc l'histoire, en très très gros parce que j'ai pas trop envie de spoiler non plus : Jane Eyre est orpheline, et elle est recueillie par sa tante, chez qui elle vit, avec ses trois cousins. Ils la détestent tous, elle les déteste tous. Parce qu'elle n'est pas soumise et qu'elle est intelligente. Alors comme elle apporte des soucis à sa tante, elle est envoyée dans un pensionnat où il fait froid et où toutes les élèves n'ont quasiment rien à bouffer. Après huit ans à Lowood, elle passe une annonce pour être institutrice chez des particuliers. Et donc j'arrête là. Mais il se passe plein plein de trucs, hein.
Alors voilà, c'est merveilleusement bien écrit, ça m'a tenue en haleine sa race, et puis, ben, c'est beau. Jane Eyre elle est obéissante sans être soumise, croyante sans être bigote, elle a des principes et elle s'y tient, et c'est ce qui la fait avancer. Elle n'est pas belle et elle est consciente, et ce n'est pas pour autant qu'elle est jalouse des autres femmes. Ralalah... La révélation, j'ai envie de dire.
J'ai vu le film avec Charlotte Gainsbourg et William Hurt. C'est un film acceptable, mais une fois qu'on a lu le livre, ça ne peut être que décevant je suppose. Surtout que William Hurt, même s'il joue très bien, il ne correspond pas au personnage de Mr Rochester. Mr Rochester, voyez-vous, il est très brun, les cheveux fournis et bouclés. Les sourcils broussailleux, et les yeux noirs. Le visage renfermé et sombre. Alors... ben, j'aurais bien vu Mark Ruffalo. Il est peut-être un peu trop beau pour le rôle (ouais, passque Mr Rochester n'est pas censé être un bel homme non plus. Enfin bourré de charme cependant), mais tant qu'à faire... Ou même Alexandre Astier, tiens.
12 décembre 2008
Déception.
Je viens de voir Le Rêve de Cassandre, et c'est la deuxième fois que je suis déçue par un film de Woody Allen, et il est temps que ça cesse.
L'histoire : deux frères sont en manque de fric grave sa race, alors ils demandent à leur oncle de les aider. Il accepte, en échange d'un petit service (bon, le petit service c'est qu'ils devront tuer un homme qui pourrait éventuellement foutre leur oncle dans la merde et en prison). Alors voilà, vous en savez assez.
Le film traîte de bout en bout de la trahison, la culpabilité, la corruption. C'est du déjà-vu (ou "deyjovou" comme diraient nos amis qui vivent en perfide Albion), oui, en effet. Ayant vu Match Point et Crimes et Délits, qui parlent de meurtres et de culpabilité grandissante, j'ai eu l'impression d'avoir un mix des deux films. Mais en mauvais.
En gros, Ewan McGregor c'est Chris dans Match Point, le pragmatique qui évite de trop réfléchir à l'acte et se projette dans un avenir plus radieux une fois débarrassé de l'homme gênant, et Colin Farell c'est Judah dans Crimes et Délits, le paumé qui a des principes et qui est torturé par sa conscience.
La réalisation est chouette. La musique aussi. Comme d'habitude. Mais il n'y a aucune touche de Woody Allen dans le film, et les personnages féminins sont assez bâclés pour le coup, pas vraiment sympathiques et un peu exaspérants. Les personnages masculins sont assez caricaturaux, chacun représentant entièrement un seul aspect d'une personnalité (et donc quand on les réunit ça fait un homme complet et subtil, mais le fait est qu'ils sont deux personnes bien distinctes).
Donc dommage.
01 décembre 2008
Quoi de plus joli ?
Le sourire de Brassens. Il me fait fondre.