Floratatouille

27 novembre 2010

Dad... you were like a father to me.

J'ai vu Due Date (Date Limite en français) au ciné. Toute seule.
Oui non parce que figurez-vous que je deviens complètement ding-dong dans ma tête. Alors que je bossais gentiment sur mon gentil mémoire à la BU, j'ai eu faim. Alors je me suis dit "Faudrait que je mange". Oui. Mais au lieu de m'acheter un sandwich hors de prix au Monoprix du coin (Monhorsdeprix, olilol !), je suis allée dans un café où je commence à avoir mes habitudes, et j'y ai mangé un plat chaud, seule, tout en terminant mon bouquin. Vous me croirez ou pas, vous (toi ?... non allez je suis optimiste, cette fois il y aura DEUX LECTEURS SUR CE BLOG ! Moi y compris, oui, peut-être) qui êtes encore peut-être complexés de manger seuls. Ceci n'est pas une fatalité.
Or donc, je retournais gaiement sur mes pas pour continuer de bosser sur mon Dr Jekyll et Mr Hyde, et puis il faisait beau, il faisait frais, j'avais quand même encore un peu la tête dans le cul, et j'ai eu une pulsion. Je me suis dirigée vers l'UGC du coin (oui, il y a beaucoup de coins, dans ce coin) (je suis Raymond Devos), j'ai vu qu'une projection de Due Date était prévue dans 20 minutes, parfait.

Me voilà donc installée confortablement, au milieu de jeunes fous à la mèche rebelle (ou plutôt devant une brochette de jeunes lycéens, dont un roux avec un brushing aérien particulièrement ouf), le film commence, ah chouette tout ça.
Donc Due Date c'est par le réalisateur de The Hangover, avec Robert Downey Jr (rhââ lovely, oui) et Zach Galifiakis (un peu moins rhââ lovely, mais très bon poseur). Hében bon, il est quand même sympa à regarder, amusant, parfois très vulgos (du même acabit que quand Alan fait se poupougner le gamin dans The Hangover, voire pire), mais enfin c'est un peu ce pourquoi je suis allée le voir, personnellement. Donc oui, deux acteurs très chouettes, avec la caution bogoss + quand même amusant (le Bradley Cooper de Due Date quoi, même si Robert Downey Jr lui met une branlée, mais enfin on crache pas non plus sur Bradley Cooper, n'est-ce pas, ou alors dans la bouche mais non quand même), ça fonctionne plutôt pas mal. Sauf que ça verse un peu trop souvent dans le pathos, dans la révélation, les regrets, la repentance, et j'ai trouvé ça un peu chiant. Mais tout est relatif, ça reste quand même un bon film amusant, cependant pas au niveau de The Hangover, qui était dix fois mieux construit et plus vulgaire et plus marrant. On était moins dans l'émotionnel, et ça me convenait tout à fait.
On peut quand même reconnaître que la BO du film est vraiment très bien.

Ah oui, et le bouquin dont je parle au-dessus, c'est The Moonstone (La Pierre de lune en français), un roman policier de Wilkie Collins, écrit en 1868. J'ai dû le lire pour un de mes cours, encore à contrecœur pour changer, et pour changer, j'ai été ravie de l'avoir lu. C'est l'histoire d'un diamant, la pierre de lune, incrusté dans une statue hindoue, qui est volé et qui est censé porter une malédiction à tous ceux qui la possèderont. Le colonel qui a dérobé ce diamant l'offre à sa nièce le jour de son anniversaire et, le lendemain, il a disparu. Oh. Et l'histoire du roman, c'est l'histoire de la disparition de la pierre et lune et de l'enquête qui s'en est suivie. Alors voilà, moi vous me donnez un roman policier de 600 pages dans lequel il n'y a aucun crime (enfin, a priori), je vous souris poliment et le laisse moisir sur ma table de nuit pendant que je rererererelis Bridget Jones, m'voyez. Mais en fait, l'intérêt principal du bouquin ne réside pas vraiment dans l'histoire en elle-même, mais dans la narration. C'est présenté sous forme de recueil de témoignages de personnes qui étaient présentes à l'anniversaire de la jeune fille, et chacun apporte son point de vue sur l'affaire, ainsi que des éléments nouveaux. C'est particulièrement savoureux de lire celui de l'homme à tout faire de la maison, Gabriel Betteredge, qui est aussi monomaniaque concernant Robinson Crusoé que moi envers Jane Eyre, qui ne manque pas d'humour et de second degré, et celui de la cousine de la jeune fille, Miss Clack, une bigote à n'en plus pouvoir qui se considère comme une chrétienne parfaite et qui essaye de convertir tout son entourage. Enfin voilà, je vous le recommande.

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19 octobre 2010

In a hole in the ground there lived a hobbit.

Pour l'un de mes cours, j'ai dû lire The Hobbit, or There and Back again (Bilbo le Hobbit en français, enfin, dans la traduction que j'en ai lue, et où il se trouve que Bilbo Baggins reste Bilbo Baggins, et ne devient pas Bilbon Sacquet), de Tolkien. Je précise que je l'ai fait dans le cadre d'un de mes séminaires ("Les classiques de la littérature enfantine (GB)"), parce que je pense pas que je l'aurais lu spontanément ; en tout cas, pas maintenant. Je pensais que c'était un roman compliqué, sérieux et pour lequel il fallait s'accrocher ; j'ai vu mais pas lu Le Seigneur des Anneaux, et même si ça m'a beaucoup plu, j'ai quand même compris que c'était simplifié et donc je m'imaginais pas me lancer dans une trilogie (plus la genèse, si on peut appeler ça comme ça) de high fantasy. Et donc là, grosse surprise.
Je me doutais pas du tout que The Hobbit était un livre pour enfants, et encore moins qu'il puisse être réellement plaisant et amusant à lire. L'histoire, c'est Bilbo Baggins, un hobbit (donc qui a une "légère tendance à bedonner", qui déteste les aventures et dont l'activité favorite et principale est de manger), qui se retrouve embarqué par une bande de 13 nains et Gandalf dans une quête contre son plein gré, dont le but est d'aller récupérer un trésor gardé par un dragon terrib', Smaug. Alors évidemment, il y aura plein de péripéties ; mais je crois que le plus important dans cette histoire, c'est le fait que ce soit un Bildungsroman : un roman d'apprentissage, d'éducation. Certes, Bilbo n'est pas un enfant, mais déjà il fait approximativement la même taille qu'un gamin, et puis, au début du roman, sa maturité peut être sérieusement remise en question. Ses principales préoccupations sont liées à son confort (sa maison bien rangée, son fauteuil confortable) et, comme je l'ai dit, à la nourriture. Mais il apprendra bien évidemment à grandir, et à puiser en lui des ressources inexploitées.
Alors j'ai beaucoup beaucoup aimé la première moitié, et puis un peu moins la deuxième. La principale raison, c'est parce que le narrateur est assez intrusif au début du roman, il se permet de faire des commentaires et s'adresse directement au lecteur, ce qui est franchement réjouissant. Et puis, au fur et à mesure que l'histoire avance, et donc que les nains et Bilbo approchent du but, le ton se fait un peu plus sérieux ; Tolkien ayant d'ailleurs trouvé à redire à propos du ton assez badin et "paternaliste" du début (que j'ai pourtant adoré, mais bon). Mon chapitre préféré, c'est le cinquième, quand il se retrouve seul pour la première fois dans une grotte, après avoir été capturé par les goblins, et qu'il rencontre Gollum. Alors d'ailleurs, si quelqu'un s'y connaît en Tolkien, j'aimerais qu'il m'aide à résoudre cette énigme : dans le bouquin, Gollum se parle à lui-même à la 3ème personne (et, sans être une linguiste confirmée, me semble assez révélateur, puisque la 3ème personne est la non-personne) et s'appelle "precious". Or, dans les films de la trilogie du Seigneur des anneaux, "my precious" lui sert à désigner l'anneau, contrairement à dans The Hobbit, donc. Est-ce que c'est une mauvaise lecture de Peter Jackson, ou bien simplement un changement dans les bouquins opéré par Tolkien lui-même ?
Ce qui m'a également beaucoup plu dans ce livre, c'est le fait que j'aie appris (vouais, j'ai fait des recherches, m'voyez) que la littérature enfantine britannique était assez singulière dans le fait qu'elle n'était pas une transformation du réel, mais qu'elle était délibérément antiréaliste. On peut donc parler sans problème de fantastique ; pour autant, on peut remarquer qu'il y a pas mal de références à notre monde réel, donc une allusion au tabac, au café, au thé, et même à Noël à la fin du livre. C'est un "effet de réel" qui contribue au fait que le lecteur n'est pas complètement perdu dans un monde qu'il ne connaît pas.

Bref, j'ai adoré, ça m'a plutôt donné envie de lire Le Seigneur des Anneaux et le Silmarillion (quand j'aurai le temps, donc quand je serai morte, ha ha...) et il est particulièrement facile à lire en anglais, pour ceux que ça pourrait tenter.

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26 septembre 2010

Tu ressembles au petit personnage, là... Le petit Grégory...

L'avant-veille de la rentrée, j'ai l'impression d'avoir 11 ans. Ce n'est guère appréciable, heureusement que pour me consoler je peux me dire que je n'ai que trois jours de cours par semaine, et par conséquent un week-end de quatre jours (hin hin).

Alors bon, comme j'ai eu un rythme de folie ces derniers temps, faut que je raconte un peu ce que j'ai vu d'intéressant. Ou de moins intéressant.

En très intéressant ++, j'ai vu Inception. J'y suis allée motivée, même si un peu effrayée parce que partout où j'avais entendu des critiques, c'était essentiellement pour dire que c'était un film outrageusement compliqué, et comme j'ai toujours pas compris la fin de L'Armée des 12 Singes et que j'ai déjà eu du mal à suivre un épisode de NCIS, j'avais les fesses qui claquaient un peu, quoi. Pour tout vous dire. Alors en effet, le début m'a un peu perturbée, j'ai eu du mal à tout remettre dans l'ordre, un peu comme à la première vision d'Eternal Sunshine of the Spotless Mind, quoi. Et puis quand on en vient à proprement parler à l'intrigue, avec Ellen Page, ça devient quand même un peu plus limpide. Faut pas partir dans le cosmos par contre, même pour deux secondes, parce qu'après c'est foutu. Mais ça faut sacrément le coup de rester concentré.
Ce film m'a troué le cul. A tous les points de vue ; j'ai été bluffée par les acteurs (bon, évidemment pas par Marion Cotillard, mais j'ai pas trop eu envie de lui couper le nez à la machette donc c'est un bon point), je suis tombée amoureuse de Joseph Gordon-Levitt, normal quoi, j'ai été impressionnée par les effets spéciaux, les décors, le Paris sur lequel on marche comme à la gare de Lyon (vous prenez pas de train / métro / RER à la gare de Lyon ? Tant pis pour vous), et la complexité de l'histoire mais qui reste constamment rigoureusement logique. Alors ouaiiis, je sais, y'a des trucs qui collent pas, y'a assez de gens tarés pour recueillir les erreurs et les poster sur imdb, mais même. Nanmého. C'est difficile d'expliquer pourquoi ça m'a autant plu en fait, je sais que c'est pas non plus le chef d'œuvre du siècle, mais je l'ai trouvé tellement ingénieux et bien construit que j'en suis pas revenue.

En très intéressant +, y'a A Very British Gangster. C'est assez récent, ça date de 2007, et c'est un documentaire sur un gangster (oui, vous auriez jamais deviné rien qu'avec le titre, et quand je vais vous dire où ça se passe vous n'en croirez pas vos œils) à Manchester (MAIS OUAIS !) ; Dominic Noonan. Le tournage a duré 3 ans, et on s'intéresse à son rôle au sein du quartier mancunien*, ses fréquentations, sa famille, ses amis. C'est dérangeant, parce qu'évidemment c'est quelqu'un de très dangereux, qui ne semble pas étouffé par les remords, mais il joue aussi le rôle de redresseur de torts et de bienfaiteur social ; il prend la place de la police (on l'appelle pour une simple histoire de musique trop forte pour les voisins par exemple, ou encore pour une agression). Enfin on sait pas trop où ça nous mène, on se laisse emporter par ses affaires, ses confessions à demi-mot, ses emmerdes, et tout ça. Très bien, donc. Mais on comprend rien à son accent de ouf.

En intéressant +, y'a Get Him to the Greek. C'est un dérivé de Forgetting Sarah Marshall, que j'avais surkiffé ma race. On retrouve Russell Brand, qui reste génial même s'il est suffisamment une patate pour se marier avec Katy Perry, et Jonah Hill qui, lui, ne fait pas le même personnage que dans Forgetting Sarah Marshall, ce que je trouve très bizarre et perturbant, mais passons. Et qui a doublé de volume aussi. Je sais, on se dit que c'est pas possible, mais en fait si. Puff Daddy est absolument magique, mais genre vraiment, et puis le film est lourd et vulgaire, et je n'en attendais pas moins de la part de Judd Apatow. Bon, par contre les chansons d'Aldous Snow sont moins soignées et moins marrantes que dans Forgetting Sarah Marshall, mais ça reste correct et puis c'est pas comme si c'était une comédie musicale, et c'est pas comme si Jason Segel avait le talent de Trey Parker non plus, donc on reste indulgents. En bref, j'ai beaucoup rigolé, et c'est un film de très bonne qualité.

En naze +, j'ai vu The Girl Next Door qui traînait sur mon PC depuis longtemps et que je me suis empressée de voir cet aprèm pour pouvoir le supprimer et faire de la place. C'est pourri, c'est pas drôle, Elisha Cuthbert est d'une vulgarité sans nom, et pardon mais c'est quand même un film qui frise à plusieurs reprises le ridicule. Elle doit pas cumuler plus de trois phrases d'affilée, ce qui fait quand même assez crétin. Bon, il se trouve que je suis quand même tombée amoureuse d'Emile Hirsch (oui, mes hormones me travaillent) (mais force est de constater que j'ai bon goût), mais ça n'a pas réussi à sauver le film (je m'attendais pas à une tuerie, mais merde quoi, American Pie était dix fois mieux, alors que bon...).

J'ai également vu Ce que pensent les hommes et La Proposition, mais faut pas déconner, je vais pas pousser le vice jusqu'à vous raconter que c'était quand même bien moisi même si Bradley Cooper a un joli sourire. C'est pas ma faute, je suis tombée dessus par hasard, et c'est le genre de films qu'on regarde comme un téléfilm M6, sans voir le temps passer, jusqu'à ce qu'il se termine et qu'on se rende compte qu'il est 1h30 du matin et ouh la la bonjour comment je vais être fatiguée demain.

Niveau super intéressant de la mort qui tue, je suis devenue accro à True Blood. C'est la série "culte" sur les vampires dont tout le monde parle et qui donne pas du tout envie de s'y mettre, oui. Mais j'ai pris la peine, un soir de désœuvrement, de m'y mettre, et après le générique de début, j'ai senti que j'étais dans la merde. Les deux personnages principaux deviennent rapidement irritants, mais les intrigues sont chouettos et les personnages secondaires valent le coup. C'est une série qui rendrait n'importe quel homme normalement constitué homosexuel, en fait, que ce soit pour Ryan Kwanten (iih c'est sale, cache tes yeux !), Sam Tremmel, ou, le top du top, Alexander Skarsgard (oui, il est blond, mes hormones n'ont plus aucune limite). Enfin au-delà de ces basses considérations, on retiendra que c'est une série trop cool avec un accent cajun incompréhensible, un générique du feu de Dieu et des intrigues à vous ronger les ongles.
Et si vous voulez une série courte (oui, parce que l'épisode qui dure 1 heure c'est bien, mais quand on les enchaîne parce que "Iiih mais t'as vu la fin, je peux pas rester là-dessus azy fais péter la suite", on tire assez facilement un trait sur des trucs inutiles, genre des nuits de sommeil) et amusante (et un peu bobo, faut dire ce qui est), je vous conseille très fort Bored to Death. Et pour une série marrante tout court, Modern Family (mais que ça ne vous empêche pas de regarder Arrested Development, qui reste la meilleure série du monde, même si incomprise).

Ce fut un post libidineux, je m'en excuse.

*Voui. "Mancunien", c'est l'adjectif qui se rapporte à Manchester. Je l'ai appris au cours du documentaire, et si vous êtes pas fan de foot ou super intelligents (non pas que vous soyez cons, hein), vous l'apprendrez également ici. Chouette.

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29 juillet 2010

Vous n'êtes pas complètement FRIGORIFIÉS ?

Ouh les aminches, ça fait sacrément longtemps que j'ai pas posté. Je profite donc de mon retour de vacances, du fait que je sois seule et que je m'emmerde un peu pour blablater, parce que j'ai des petits trucs à raconter.
D'abord, j'aimerais me lancer un peu des fleurs, parce que j'ai eu ma licence et mon permis (ce qui était très incertain). Et donc ça c'est bien, alors en vérité je me le dis : bien ouèje Flora.

Voilà qui est fait.

Je sais pas du tout par où commencer ou comment structurer ce post, donc je ne vais pas le faire. Tout simplement. Alors j'aimerais vous dire d'abord que j'ai eu grave les boulz il y a quelques temps, puisque je me suis rendu (pas d'accord, c'est choquant mais c'est ainsi) compte, en regardant un peu les mots clés qui menaient à mon blogue, que certaines personnes (que l'on pourrait qualifier de gros cacas) se servaient de floratatouille pour leur boulot personnel. Ouais ouais, j'ai eu le droit à "analyse american history x floraratouille", donc j'étais quand même sur le cul, et encore pire, à "ethnicité dans GoodFellas". Et là, j'ai eu encore plus les boulz, parce que vous savez quoi ? Ben ouais, au 1er semestre de ma L3 j'ai dû faire un dossier sur un film de gangsters de mon choix (qui a été GoodFellas), en axant mon analyse du film sur la violence, l'ethnicité et la ville. Allez si, souviens-toi. Donc je me suis figuré que c'était simplement quelqu'un de mon option qui a eu la flemme de faire son boulot, et qui a cherché ça sur internet. Ce que je trouve particulièrement con. Donc je vais bidouiller l'option confidentialité de ce blog, histoire qu'on puisse plus y accéder par Gogole, parce que zut quoi. C'est dommage, parce que certains mots clés étaient quand même très drôles, du genre "ryad latouf film", "Paul Rudd Fight Club", "dans quel film bruce willis prends t'il une bate de base ball dans le cul", "très beau clitoris du monde", "histoires drôles de clitoris", "truc pour trouver le clitoris", "je veux voir des clitoris" (oui, c'était assez ciblé...).

Sinon, j'ai lu un bouquin qui m'a énormément plu : The Red Badge of Courage de Stephen Crane (en français, ça donne -entre autres titres- Le rouge insigne du courage). Ça raconte l'histoire d'un jeune homme qui s'engage volontairement dans la guerre de Sécession, parce qu'il rêve d'être un héros et qu'il idéalise à mort la guerre, la bravoure, les soldats. Donc il fait face à son propre courage, à ses désillusions. Se demande s'il saura être brave au moment où il le faudra. Et c'est drôlement beau, pouvez me croire.
Je suis également en train de lire Les Grandes Espérances de Dickens, et pour le moment ça me plaît énormément. J'en parlerai plus longuement quand je l'aurai terminé.
Pour finir (j'ai lu pas mal d'autres bouquins, hein, mais je m'attache à ceux qui m'ont réellement chamboulée), j'ai lu Dr Jekyll et Mr Hyde. Et comme j'aime mêler l'utile à l'agréable, il se trouve que ce sera également l'objet de mon mémoire pour mon M1, pas folle la guêpe. C'est très court à lire mais très dense, y'a plein de thèmes auxquels on peut s'attacher (la ville, le labyrinthe, l'alcool...), et moi, comme je suis une guedingue, je vais analyser la NARRATION. Ouais, j'ai peur de rien.

Autrement, je suis allée voir Toy Story 3 au ciné. Obligée, ça faisait plus de trois ans que je l'attendais. Et peut-être que c'est à cause de ça que j'ai été un peu déçue... Ouais non mais "déçue", c'est beaucoup dire, hein. Disons que je ne l'ai pas trouvé aussi bien que les deux précédents (ce qui était quasiment impossible, on est bien d'accord). Mais faut aussi avouer qu'on n'a entendue que moi, riant à gorge déployée dans le ciné (alors qu'il y avait un enfant de 5 ans et demi à côté de nous, hein). Alors en gros, j'ai été vraiment ravie de retrouver la petite bande de jouets coupaings, et encore plus ravie de découvrir le duo Ken et Barbie (avant le film, j'avais vu ce teaser qui m'avait rendue absolument hystérique tellement c'est génial : clique clique). Benoît Magimel a la voix taillée pour ça d'ailleurs, c'est ouf. Oui donc, j'ai adoré ces deux nouveaux personnages (oui alors oké, y'avait des barbies dans le 2 -"C'est bon pour les abdos ! C'est bon pour les abdos !"- mais pas beaucoup), mais j'ai été relativement frustrée parce que j'ai trouvé qu'on les voyait pas assez (idem avec le couple M. et Mme Patate, même s'il y a de très bons moments avec eux, évidemment). Et dans les points négatifs, j'ai trouvé que cet opus était beaucoup trop violent. Ouais ouais, vous vous dites que j'ai craqué mon peuslip, mais j'ai été choquée par certaines choses (ATTENTION SPOILER). Le fait que Lotso soit remplacé déjà, alors laisse tomber comment j'ai chialé ma race (voir un nounours perdu, ça me fait cet effet-là. C'est terrible), mais quand il traumatise la poupée qui pleure comme un vrai bébé, et ce à plusieurs reprises, j'ai trouvé ça très très limite. C'est peut-être à cause du fait que j'avais pas mal entendu ma nièce (qui avait mal aux gencives) pleurer à ce moment-là, mais en tout cas j'ai eu du mal à supporter. J'ai aussi flippé à cause du singe qui observe toutes les caméras de surveillance, ça me faisait penser à un roman de Stephen King. J'ai aussi trouvé que c'était un peu trop larmoyant à la fin (bon alors ça a marché hein, puisque j'ai terminé toute morveuse et tout, mais c'était quand même too much). Maiiis bon, ça reste un Pixar, donc à voir.
Ça me fait penser que j'ai revu assez récemment Monstres et Cie, qui reste décidément mon Pixar préféré, avec une des plus belles fins de film que j'aie jamais vues. Et pour le coup, j'étais vraiment en larmes. Ah sa race, j'ai des frissons rien qu'en y repensant. Pour vous dire, il a même ému aux LARMES Mohamed Coudscous, aka l'homme qui ne pleure jamais, donc chapeau bas.

J'ai aussi vu The Game, dans le train, parce que les trajets de 6h c'est long (et ça l'est encore plus quand on a 2h de retard à cause d'un camion qui se mange un TGV à un passage à niveau). L'ennui, c'est que j'ai eu un petit passage à vide où je manquais de m'endormir, qui a duré à peu près 20 minutes, ce qui est long. Alors du coup, j'ai trouvé ça très bof (disons qu'à partir du moment où on sait qu'il ne peut se fier à personne, j'ai plus trop vu l'intérêt. Mais j'étais dans un demi-sommeil, alors bon...). Merci l'analyse du film, c'était vraiment très intéressant.

Du coup j'arrête là, passque je fatigue, mais je reviendrai peut-être bientôt pour causer de FlashForward et d'autres trucs. Bouya.

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25 janvier 2010

Appearances can be... deceptive.

J'ai vu Burn After Reading après l'avoir loupé au ciné et m'être dit "Naaan meeerde il avait l'air trop bien". Et là, je dénonce un peu et je remercie toutes les critiques de merde et les bandes-annonces trompeuses qui aident à se forger une image complètement fausse d'un film. Parce que je pensais voir une comédie pure et dure, et j'ai été déçue parce que je n'en ai pas vu une. Du coup, j'ai trouvé ce film relativement frustrant parce qu'il y a de très bons moments et pas mal de détails fort amusants, mais pas assez poussés ou pas assez longs, alors je suis restée sur ma faim. Je pense entre autres à la soirée que donnent Osbourne Cox et sa femme au début du film, avec l'obsession de Harry pour les sols et son problème de reflux d'acidité ou d'intolérance au lait ou on ne sait trop quoi, qui est franchement réjouissante mais bien trop brève. Les acteurs sont tous très bons (mention spéciale à Brad Pitt et à sa coupe de cheveux. Bon, sang, mais quel acteur cet acteur ! Il ne cessera de m'épater), mais là c'est pareil, en 1h30 de film, on ne peut pas vraiment s'intéresser en profondeur à tous les personnages, donc on butine un peu d'histoire en histoire et ça reste tout de même un peu trop léger. Alors par contre, les personnages sont pas mal superficiels, mais pour le coup ça m'a pas du tout dérangée parce que Chad, Henry ou Linda sont quand même obsédés par leur apparence et sont loin d'être spirituels.
Donc déçue, mais pas de la faute des frères Coen.

Ça me fait penser que j'ai aussi revu Inglourious Basterds au ciné, et j'ai été tout aussi émerveillée que la première fois, même si l'effet de surprise (au niveau de l'histoire, m'voyez) n'y était plus. Et pourtant, je me suis retrouvée tout aussi angoissée que la première fois, et je me suis marrée tout pareil, enfin formidable. J'avais oublié à quel point la musique était géniale, surtout le générique de début style ouestairne. Et je m'étais pas rendue compte la première fois à quel point Tarantino fait un rappel constant à la fiction (je pense à la vision très américaine et donc un peu caricaturale de la France, ou encore les flashes back à la Kill Bill) sans pour autant que le film perde de sa crédibilité niveau psychologique. J'ai été aussi surprise de voir qu'Eli Roth m'a fait de l'effet. Surtout quand il sort du tunnel avec sa batte de base-ball. Mmh. Étrange. Mais bordel, qu'est-ce que Marcel est mauvais.

J'ai également vu I love you, man qui puait quand même un peu la merde, mais je me suis dit allëy hop, on sait jamais, ça peut être sympa. Paul Rudd + Jason Segel = potentiellement marrant. Sauf que ça pue vraiment la merde, parce que le personnage de Jason Segel est insupportable (et qu'il est toujours aussi gras, et là je dis NON !). En fait, il a les mêmes défauts que le personnage de Zooey Deschanel dans Yes Man (que j'ai trouvé tout bouseux, je vous le rappelle), à savoir : je sors du commun, donc je suis complètement barré, donc mon chien porte le nom d'un ancien président d'Égypte et je porte des bottes en moumoute avec un bermuda alors qu'on habite Miami. Trop loulz. Alors que le personnage de Paul Rudd est très marrant (seul point positif du film, en fait), original, et pourtant pas complètement foufou. Alors pourquoi décider de créer un monstre trop bizarre qui parle de sesque dans les lieux publics et qui laisse chier son chien sur la voie publique ? Enfin bref, si vous voulez voir du Jason Segel en forme, surtout n'hésitez pas à regarder Forgetting Sarah Marshall que j'ai beaucoup, beaucoup aimé (en bonus : le gros zizi de Jason Segel, plusieurs fois).

Et pis j'ai vu JP Nataf en concert, dans la petite médiathèque de mon quartier. On n'était quand même pas beaucoup (la salle était pas bien grande non plus), il y avait pas mal de vieux (ça sentait les places gratuites à la mairie de Meaux, et je sais de quoi je parle... Hem. M'enfin moi j'y allais parce que j'aime beaucoup JP Nataf et que j'ai ses albums ainsi que la complil' Tôt ou Tard, hein), dont deux collègues qui parlaient congés maladie et que j'ai gentiment fait taire ("S'il vous plaît ! S'IL VOUS PLAÎT !") quand JP Nataf a commencé à chanter et qu'elles ont haussé le ton parce qu'elles s'entendaient plus causer, non mais vous vous rendez compte, mais ça l'a pas empêché d'être très sympathique, très chaleureux et pas du tout péteux. Vraiment. Et j'ai trouvé le concert très pro mais, je me répète, très "familial". Bon, la petite salle aidait peut-être. Et pis il a chanté mes deux chansons préférées à la suite et ça, ben c'est un signe. Et il a fait deux rappels quand même. Par contre, la première partie était à chier, tellement qu'on se serait crus dans un concert des Flight of the Conchords, mais sans Mel dans le public. Dommage pour eux.

Et je conclurai là-dessus parce que j'ai revu Ghostbusters 1 (en VO, au grand dam de Mohamed Coudscous, hé voui) : "Boy, that equipment is heavy".

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22 décembre 2009

Where's the clitoris again ? Is it in your ass ?

Avec un titre pareil, je suis assurée d'avoir pas mal de mots clés sympathiques. Enfin ce n'est pas de la vulgarité gratuite (bien que drôle), c'est une citation de Zack and Miri Make a Porno, de Kevin Smith, que j'ai vu hier soir. Il contient du Seth Rogen, de l'Elizabeth Banks et du Craig Robinson qui n'est autre que Darryl dans The Office (et aussi doorman ! Doorman ! Doorman !).
Vite fait l'histoire t'as vu : Zack et Miri sont colocataires, ils se connaissent depuis très longtemps, ils sont potes et sans le sou. Alors pour régler leurs problèmes d'argent, ils dédicent de tourner un porno (d'où le titre, mais ouais) et alors ils sont perturbés parce qu'ils ressentent des choses dans leur cœur (ou dans leur tchœur, comme dirait Rodolphe) et donc voilà, on se demande bien ce qu'il va se passer. Rien de très surprenant, rien de très innovant, mais n'empêche que j'ai passé un bon moment parce que c'est quand même bien marrant, Seth Rogen est fidèle à lui-même ("And then BANG ! You fuck the plant !"), c'est-à-dire formidable, Elizabeth Bank m'a assez surprise dans le sens où j'avais gardé un assez mauvais souvenir d'elle parce qu'elle joue dans Scrubs mais j'aime pas son personnage donc bof mais n'empêche que dans ce film elle est marrante, et surtout, on a une apparition de Justin Long qu'on ne voit certes pas longtemps mais qui est on ne peut plus magique.
J'ai aussi vu Role Models ("Les Grands Frères" en français), j'avais peur d'être déçue mais finalement c'était pas mal du tout, parce que y'a quand même Paul Rudd et McLovin' (je sais qu'il a un vrai nom ce pauvre garçon, mais c'est quand même moins classe que McLovin' et surtout bien plus compliqué à retenir : Christopher Mintz-Plasse) qui est très chouette. Alors certes, c'est pas du niveau d'un Judd Apatow, ça essaye clairement d'en imiter le style mais on en est loin, m'enfin n'empêche qu'il est pas mal, rigolo, et qu'il fait bien passer le temps.

Bon, cet article n'était pas très intéressant, donc je voulais dire aussi que la saison 6 de The Office est quand même bien décevante, le niveau remonte petit à petit, mais comme j'ai revu deux épisodes de la saison 3 hier je me suis rendue compte à quel point ils négligeaient les personnages secondaires, et que tout était axé sur Michael, Jim et Pam (que j'ai du mal à supporter). Alors que y'a quand même de quoi faire avec Creed, Meredith, Kelly ou Andy (mon préféré, yeah yeah) ; du coup, Michael devient de plus en plus caricatural et c'est lourd. C'est quand même bien dommage, parce que cette série était ma préférée. Mais là, ça devient juste du burlesque, et ils en oublient le principe-même de la série, je crois. Et Dexter c'est fini, faut que j'attende l'an prochain, et aaargh (n'empêche que je vous conseille chaudement cette série, la 4ème saison étant absolument énorme).
Et aussi, si vous savez pas quoi lire, je vous recommande Les Aventures de Huckleberry Finn, de Mark Twain, qui est un roman autobiographique absolument génial. Ça se passe aux États-Unis, trente ou quarante ans avant la guerre de Sécession, et c'est l'histoire de Huck, jeune garçon d'une dizaine d'années, qui s'enfuit d'une vieille dame qui veut le "civiliser" ("sivilized" en anglais, avec la faute fait exprès, bien sûr) et d'un père alcoolique qui le bat, avec Jim, un esclave noir qui veut retrouver sa liberté. Et Huck a des principes, et il est tiraillé entre sa conscience et les lois du Sud, et c'est ça qui est beau. Bref, c'est vraiment un chef d'œuvre qui se lit très vite (les chapitres sont courts et pleins d'action) et qui est réellement bourré d'humour.
Et aussi j'aimerais bien que mes voisins arrêtent de me donner l'impression qu'ils font des sprints avec des chaussures faites en boules de pétanque tout en faisant du tam-tam sur les tuyaux.

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25 novembre 2009

What the fuck is so funny about me ?

J'ai vu GoodFellas, parce qu'il fallait absolument que je voie un film de gangsters pour en commencer une analyse. Je l'ai choisi plutôt que Casino simplement parce qu'il était tard et parce qu'il dure moins longtemps (c'est une très mauvaise raison, je sais, mais je regarderai Casino quoi qu'il en soit, promis). J'ai été drôlement bien conseillée, parce que c'est un sacré bon film que voilà.
Alors l'histoire en gros (tirée d'un livre qui s'appelle Wiseguy, et qui n'est pas une fiction), c'est celle du gangster Henry Hill, dans la série grandeurs et décadences. Il admet que "As far back as I can remember, I always wanted to be a gangster" ; et c'est donc tout naturellement que, adolescent, il rejoint la grande famille de la Mafia. Mais comme il est moitié irlandais par son père, bien que moitié sicilien par sa mère, comme le personnage de De Niro (Jimmy Conway), il sait pertinemment qu'il ne sera jamais non plus un membre à part entière. Henry, il a toujours voulu être un gangster parce qu'il a toujours envié leur liberté, le fait qu'ils puissent se garer n'importe où sans avoir de PV, qu'ils jouent aux cartes jusqu'à tard dans la nuit sans que personne n'appelle les flics. Lui, il veut pouvoir aller à la boulangerie sans faire la queue. Voilà ce qui l'intéresse. Et alors qu'il est pris par les flics en train de faire du trafic de cigarettes, il passe devant le juge mais ne balance personne : il est donc dépucelé en quelques sortes, et est reconnu par sa grande famille de Mafiosos. Il s'est affranchi de la peur d'aller en prison, et c'est là qu'il devient vraiment un gangster.
C'est tout logiquement qu'il adore son train de vie ; les voitures, l'argent facile, les femmes, la drogue. Il se marie à une jeune femme juive (alors qu'il est évidemment catholique), Karen, qui sait très bien qu'il n'est pas net, mais qui ferme les yeux parce qu'elle admet être un peu excitée par le pouvoir de Henry. Et en fait je vais arrêter de raconter l'histoire, parce qu'on s'en fout un peu, quand même. Alors je dirai juste que j'ai trouvé que c'était un film formidable, magnifique, très prenant et très habile (dans la voix-off, les arrêts sur image, les ellipses, la musique...). Et puis comme je l'ai regardé en ayant en tête les trois thématiques que je dois traîter (je rappelle : violence, ethnicité, ville), je l'ai trouvé d'autant plus riche et d'autant plus intéressant. Et puis les acteurs sont simplement formidables, j'ai été assez déçue d'apprendre que Ray Liotta n'avait reçu aucun prix pour son interprétation parce qu'elle aurait été bien méritée mais Dances with Wolves a tout raflé, alors heureusement que Joe Pesci a quand même eu un oscar parce que ç'aurait été une injustice pas potib'. Joe Pesci est monstrueusement génial - d'où le titre de mon article - dans son rôle de psychopathe qui a la gachette qui le démange, et surtout très drôle, mine de rien. Et puis De Niro, très très bon. Et Lorraine Bracco, très très bonne (nudge) (par contre elle a bien morflé, elle, c'est triste).
Donc magnifique film à voir.

Du coup, j'ai aussi regardé Scarface (et le premier, hein, de Howard Hawks, avec Paul Muni qui ressemble à Bela Lugosi même que). Bah j'ai beaucoup aimé, à mon grand étonnement (oui, ça doit être un des plus vieux films que j'ai jamais vus, donc bon, j'avais quelques appréhensions mine de rien). C'est quand même un des trois films fondateurs du genre de gangster, donc à voir également parce que culte, mais surtout parce qu'il est simplement très bon (et drôle, aussi, parfois, et plutôt bien joué de manière générale).

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14 novembre 2009

Wiggle your big toe.

Comme vous avez dû le comprendre dans mon artic' sur Inglourious Basterds, j'ai eu un genre de révélation concernant Tarentino. Donc le soir-même en revenant du cinéma, j'ai dit à Mohamed Coudscous : "WOUWOUWOU, je veux voir TOUS SES FILMS !", et puis le lendemain, quand il m'a demandé si je voulais voir Kill Bill, j'ai dit "Mouais bof, tu veux pas qu'on regarde 'Belle tout nu', plutôt ?". Je m'enflamme très facilement, tout comme je perds de l'intérêt très vite (enfin, disons que pour me faire voir un film faut parfois me motiver, surtout quand on a l'occasion de regarder des émissions de merde sur M6 - oui, j'avoue).
Et puis il se trouve que cette année, j'ai choisi une option qui s'appelle "La fabrique de l'image à Hollywood", et que pour ce cours (passionnant, soit dit-en passant), je dois constituer un dossier en ayant choisi un film de gangsters, et en faire une analyse en me concentrant sur des axes principaux : la ville, l'éthnicité, la violence et la religion (en gros). Sauf que moi, je n'ai jamais vu de films de gangsters, ou alors j'ai oublié. Du coup, j'ai regardé Pulp Fiction pour voir si jamais je pouvais pas bosser eud'sus, et aussi passque c'était l'occasion ou jamais. Bon, alors j'arrête le suspense tout de suite : je ne ferai pas mon dossier dessus, ça m'a pas paru être un film de gangsters (avec des gangsters oui, par contre) et donc pas pertinent pour mon option. Par contre, j'ai vraiment beaucoup aimé. Très dynamique, très amusant et très rock'n'roll.
J'ai aussi vu Kill Bill vol.1. Disons que j'avais prévu de le voir avec Mohamed Coudscous (toujours lui, décidément), et pis un soir, chez moi, j'étais sur le PC sur mon canapé et j'avais la télé allumée (non mais bonjour, bravo les consommations d'électricté inutiles, en plus à ce moment-là j'avais fait couler un bain pour le plaisir et je l'ai vidé, comme ça, sans m'être plongée dedans, et puis j'avais allumé toutes les lumières de l'appart dans toutes les pièces). Et puis Kill Bill a commencé à ce moment-là, et j'ai été comme hypnotisée, et du coup j'ai regardé la première demi-heure, et puis le lendemain j'avais école alors bon ben j'ai éteint la télé à regret. Et puis du coup, j'ai fini par le voir en entier avec Mohamed Coudscous (ah, il y a une justice pour ce pauvre homme, quand même). Il s'est trouvé que j'avais vu, la première fois, le meilleur du film (à mon sens), parce que ce que j'ai trouvé le plus intéressant, c'était les flashes back, à chaque fois qu'elle retrouvait quelqu'un qu'elle voulait exécuter. Alors après, les combats avec O-Ren et ses gardes du corps, c'était fort joli, mais quand même un peu long au bout d'un moment. N'empêche que j'ai adoré, que c'est incroyablement poétique et esthétique, et puis encore une fois la musique m'a troué le cultr. Parce que ça me fait le même effet que dans les films de Wes Anderson : ils choisissent tous deux des chansons qui existent déjà, mais ça colle tellement bien à la situation du film qu'on a l'impression qu'elles ont été écrites exprès pour eux (ça m'a fait ça pour "Needle in the hay" dans The Royal Tenenbaums, et pour Kill Bill, "Bang bang" - ou "Gang Bang" pour les petits marrants). Donc j'ai hâte de voir la suite. Et j'aime très fort Uma Thurman, quand même.

Prochainement, certainement, une vague critique de Casino et des Affranchis.

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11 octobre 2009

Get out of my chair !

J'ai vu Twelve Monkeys, et j'étais vraiment motivée (pour vous dire : j'ai même refusé de rererevoir Zodiac pour voir un nouveau film, donc le truc de oufzor quoi). J'ai regretté. Alors bon, vite fait le résumé pour ceux qui ne connaîtraient pas : on est en 2035, et un virus mortel a décimé la majeure partie de l'humanité. Les survivants sont obligés de vivre sous Terre pour survivre. Certains scientifiques décident d'envoyer un prisonnier (désigné volontaire) dans le passé, pour récolter des informations sur le virus en question.
Déjà, je n'ai pas compris si c'était simplement dans le but d'en savoir plus sur le virus, ou dans l'idée après de pouvoir éviter sa prolification, et ainsi sauver l'humanité. Déjà. Mais bon ça à la limite c'est pas très grave. Le problème, c'est surtout que j'ai trouvé le film beaucoup trop long (et je rappelle que les longs films ne me font pas peur, simplement j'ai trouvé qu'il était lent, qu'on savait pas trop où on allait, et que c'était relativement fouilli donc désagréable à regarder), et pas spécialement fouillé au niveau de la psychologie des personnages, ce qui est quand même dommage dans un film d'anticipation. Je n'ai ressenti quasiment aucune empathie pour le personnage de Bruce Willis, à part au début, quand il est envoyé trop tôt dans le passé, et qu'on le croit fou. Et puis la relation qu'il entretient avec Madeleine Stowe ne m'a semblé à aucun moment réellement logique ou cohérente ; elle aussi le croit complètement taré, et puis à un moment donné, elle a une révélation et le prend en pitié et en amitié (et plus si affinités). Oui, mais non.
La réalisation m'a aussi dérangée, parce que je l'ai trouvée trop crue, et donc manquant de subtilité. Mais là je veux bien, parce que le personnage est dans le flou, qu'il est perdu et très seul, et donc forcément, on va pas nous sortir de jolies images sépia à la Jeunet et son Prout-Prout à tire-fesse larigot. Par contre, ça m'a amusée parce que j'ai bien vu d'où venait l'influence de Dupontel dans la réalisation. Mais bref, tout ça pour dire que j'ai trouvé ça brut de décoffrage ; quand on voit les scientifiques qui parlent presque comme des robots et qui sont tous contre lui, encore une fois, je trouve que ça manque un peu de finesse et que ça manquait l'objectif, un peu.
Et puis alors la fin. LA FIN ! Bordel. Ça n'a pas du tout influencé mon avis sur ce film, mais elle a valu une discussion sans fin avec Mohamed Couscous [attention, spoiler]. Parce que si le grand James Cole meurt devant les yeux du petit James Cole, pourquoi le petit ne meurt-il pas en même temps que le grand ? Ils ne forment qu'une seule et même personne, alors comment se fait-il que les deux se trouvent au même moment, au même endroit ? S'il meurt dans le futur, pourquoi n'est-il pas rayé du futur ? Et, surtout, tout au long du film on voit que James Cole a des flashes concernant sa propre mort dans l'aéroport, sans qu'il réussisse à déterminer qui meurt, justement. Mais on apprend à la fin que c'est lui. C'est donc qu'il a déjà vécu cette scène, pas vrai ? Donc c'est pas la première fois qu'il retourne dans le passé pour enrayer (ou pas) le virus. Le petit James Cole est-il donc condamné à revivre cette scène encore et encore ? Comprendre : n'y aura-t-il jamais de fin à cette histoire ? J'ai compris ça comme si elle devait se répéter à l'infini.
Bref, merci de m'éclairer.

Ah oui, j'ai aussi vu Fight Club, et j'ai été extrêment déçue aussi. Je connaissais la fin (merci Marcel), mais ça n'a changé en rien mon appréciation au film. Disons que j'ai beaucoup aimé le début, et à partir du moment où Tyler veut créer son chaos, et que tout part en couille, j'ai trouvé ça fort chiant et pas digne de David Fincher (AAaah... Zodiac...). Et puis pareil, à la fin, si Edward Norton (dont on ne connait à aucun moment le nom, si je ne me trompe pas) tue Tyler, c'est donc qu'il se tire une balle lui-même. Et si Tyler meurt, comment se fait-il que lui-même reste debout alors qu'ils ne forment qu'une seule personne ? Comment se fait-il que l'impact de la balle n'est pas le même chez les deux personnages ?
C'est que ça réfléchit, là-dedans...

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15 septembre 2009

Hey Phil, look ! He's jackin' his little weenus !

The Hangover c'est pas mal du tout, dans le genre franche marrade ( Marant. Positivement marant.). J'ai trouvé ça relativement original, dans l'idée de retracer une histoire pour comprendre comment on en est arrivés là (bien que How I Met Your Mother utilise fréquemment ce procédé), et bien fait aussi puisqu'il me semble qu'on finit par tout expliquer. Les acteurs m'ont énormément plu, notamment Zach Galifianakis, qui a une belle tête de demeuré, et puis surtout Ed Helms, qui n'est autre qu'Andrew Bernard dans The Office, à savoir un des meilleurs personnages de la série. Et puis esthétiquement, le film m'a beaucoup plu, j'ai adoré le générique avec la correspondance musique - putains de fontaines. Un bon film vraiment sympa avec une vraie bite (roooh !) pendant le générique de fin (spoiler), et de bonnes répliques ("Oh, you know what ? Next week's no good for me... The Jonas Brothers are in town."), et du mauvais goût drôle.
Ah, et je tiens à préciser que je l'ai vu deux fois, dont la première en VF (obligée, pas le choix). Ben aussi surprenant que cela puisse paraître, elle était pas mal du tout. Alors certes, la voix d'Ed Helms manque beaucoup, mais elle est globalement bien faite, et parfois la traduction était mieux que les sous-titres.

Ah oui, j'ai aussi vu qu'allait sortir le film Shutter Island, tiré du livre du même nom de Dennis Lehane, qui n'est autre que l'auteur de Mystic River. Ce qui est dingue, c'est que j'ai lu ce bouquin cet été, sans savoir du tout qu'il allait être adapté. Et j'ai RIEN compris. Alors bon, le thème était très intéressant, comme chaque histoire avec un huis-clos, de toute façon. Honnêtement, c'était pas trop trop désagréable à lire, même si j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le livre parce qu'il y a énormément (trop) de personnages secondaires ; et c'est assez handicapant tout au fil de l'histoire parce qu'on a du mal à tout resituer (et c'est pas la faute de ma mémoire en mousse, j'ai obligé un meussieu à le lire pour m'esspliquer, et ça a été pareil pour lui). Donc bref, la fin m'a laissée sur le cul, mais pas dans le bon sens genre à la fin de Broken Flowers, non non, ça a été "Hein mais hein ? Quoi ? J'ai pas manqué une page, là ?", ce qui est relativement naze.
Alors je me tâte, je me dis d'un côté que si je vais le voir, ça pourra éventuellement m'éclairer sur la fin, et puis y'a Mark Ruffalo quoi, et Mark Ruffalo... nudge nudge.
Mais de l'autre côté, j'ai pas envie d'aller le voir.

Posté par floratatouille à 17:29 - Commentaires [6] - Permalien [#]