30 octobre 2007
La bonne rigolade
Moi : Alors, ça racontait quoi les épisodes de 70 show ?
Mon père : C'est pas pour toi, ça parle que de rupture.
Moi : ...
28 octobre 2007
Dialogue
Lui : Ah, Virginie, si je m'appelais Paul !...
Elle : Ca ne changerait rien, puisque je m'appelle Véronique.
Lui : Ca tombe bien, je m'appelle Pierre.
Et c'est extrait du Distrait.
24 octobre 2007
La fatigue
Un soir, alors que j'étais fatiguée, je suis allée me coucher. Dans mon lit, j'ai éteint ma lampe de chevet. Et puis j'ai continué à chercher l'interrupteur, et je me suis dit "Il faudrait que j'allume la lumière pour trouver l'interrupteur et pouvoir éteindre la lumière".
C'est là que je me suis rendue compte de l'absurbe de la situation, et puis j'ai bien dormi après, je crois.
Sinon, faites une bonne action (si ça vous tient à coeur), et allez donc faire un tour sur : www.touchepasamonadn.com
23 octobre 2007
Réflesquion
J'ai envie de dire que Stringer, c'est le Tchao Pantin d'Elie Semoun.
16 octobre 2007
Quand la vie c'est de la merde...
C'est de la GROSSE merde.
13 octobre 2007
De l'argumentation,
puisqu'on en réclamait. On = une personne, certes. Donc voici un résumé des faits, évidemment ; je ne peux pas réécrire Le Pull-Over Rouge.
En juin 1974, Marie-Dolorès, 8 ans, et son petit frère Jean, 6 ans, jouent devant leur résidence, à Marseille. Un homme les interpelle, il dit avoir perdu son chien, et demande à Jean d'aller le chercher pendant que lui reste avec sa grande soeur. Profitant donc de l'absence du petit frère, l'homme enlève Marie-Dolorès dans sa voiture, identifiée comme étant une Simca 1100 grise par Jean, et un garagiste témoin de la scène.
Pas très longtemps après, Christian Ranucci grille un stop et percute une voiture. Il prend la fuite, et est suivi par les époux Aubert qui notent la plaque d'immatriculation de la Peugeot 304 de Ranucci. Celle-ci finit par s'embourber dans une champignonnière. Dans cette voiture, on trouvera entre autres un pantalon tâché de sang. La raison de cette tâche est jugée "inexplicable" par Ranucci.
A côté de la voiture, on trouve un pull-over rouge.
Les policiers font rapidement un lien entre l'homme au chien et Ranucci. Ils l'arrêtent et l'emmènent au commissariat ; celui-ci ne s'inquiète pas outre mesure et rassure sa mère. Il pense qu'il s'agit simplement de son accident de voiture.
En fait, il va subir une garde à vue interminable. Au bout de 19 heures, il avoue être l'assassin de Marie-Dolorès. On l'emmène voir la juge d'instruction tout de suite après, devant laquelle il réitère ses aveux, puis on le tire chez le psy, devant lequel il réitère ses aveux. Pas vraiment le temps de prendre du recul, de se reposer et de reprendre ses esprits, donc.
Il se rétracte quinze jours plus tard, et affirme qu'on l'a forcé à faire ces aveux. La torture et la fatigue aidant, il a fini par penser qu'il était probable qu'il ait pu commettre ce crime, puisque son emploi du temps demeurait assez flou après une nuit de biture. Mais il finit par réaliser qu'il est absolument impossible qu'il ait pu agir ainsi.
On a par ailleurs quelques éléments troublants concernant l'affaire :
- Les deux témoins directs de l'affaire, Jean et Eugène Spinelli, ne reconnaissent pas Ranucci. Sa voiture n'est d'ailleurs pas une Simca 1100, au bord de laquelle Marie-Dolorès est montée.
- L'homme qui a été percuté par Ranucci affirme qu'il pense que celui-ci était seul à bord.
- Le témoignage des Aubert varie. Ils affirment qu'il est sorti de sa voiture avec un "paquet assez volumineux". Et puis le paquet volumineux se transforme en enfant, dont ils décrivent les habits précisément, et qui de plus avait la voix "assez fluette". L'épouse Aubert affirme d'ailleurs que l'enfant ne semblait pas du tout effrayé, alors qu'il était censé avoir été enlevé par un jeune homme et qu'il venait en plus d'avoir un accident de voiture relativement impressionnant, surtout pour un enfant de 8 ans. Par ailleurs, ils ajoutent que Ranucci est sorti de la voiture pour ouvrir la portière droite et faire sortir l'enfant. Or, après l'accident, la voiture de Ranucci était amochée et la portière avant gauche ne pouvait plus s'ouvrir : impossible alors pour Ranucci de sortir en premier.
- Plusieurs personnes témoignent qu'un homme au pull-over rouge et utilisant la même méthode que l'assassin de Marie-Dolorès (le chien perdu) a tenté d'enlever à deux reprises deux enfants, et qu'il s'était enfui au bord d'une Simca 1100. Ni les parents ni les enfants ne reconnaissent Ranucci comme étant l'homme au pull-over rouge.
Il faut également noter que la malchance s'est abattu sur lui :
- Le fait d'avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, pour commencer.
- L'affaire Patrick Henry qui a sévi au même moment que se déroulait son procès.
- Après avoir été condamné à mort, Ranucci demande la grâce présidentielle à Giscard. Pierre Lombard va donc voir le président, et sort de son entretien assez satisfait et rassuré : Giscard semble très bien connaître le dossier et a fait bonne impression. Seulement, la majorité présidentielle venait de perdre à des élections, et il faut donc remonter dans l'estime des Français. A part ça, Lombard affirme "Il sera grâcié. A part si un gosse se fait kidnapper demain...". Il allume sa radio le soir-même, un petit garçon a été enlevé. On retrouvera son corps deux jours plus tard.
Ranucci a donc payé pour trois crimes, dont il n'était responsable d'aucun. L'importance de la réhabilitation maintenant est capitale : d'accord, Ranucci est mort, on pourra pas recoller sa tête. Certes. Mais sa mère est toujours vivante, ses autres proches et ses amis aussi. Et il est, selon moi, vital que la justice puisse se rendre compte de ses erreurs, sinon comment espérer ne pas les reproduire ? La justice est intemporelle (cf la réhabilitation de Jean Calas). Et puis même, sans s'arrêter à Ranucci et en s'intéressant un peu à Marie-Dolorès, il est assez insupportable de songer que son assassin court toujours. En quoi la justice a un intérêt à trancher la tête d'un innocent et à clore l'affaire si c'est dans le seul but d'apaiser les passions ? Couper quelqu'un en deux, ça suppose quand même des preuves irréfutables et un dossier en béton. Or, le dossier Ranucci est truffé d'incohérences. Certains ont pensé qu'il aurait été plus judicieux de la part des avocats de Ranucci de plaider coupable avec circonstances atténuantes ; mais, encore une fois, comment un représentant de la justice peut-il préférer enfermer un innocent plutôt que d'exposer la vérité pure et simple même si elle ne plaît pas aux jurés ?
J'aimerais savoir maintenant s'il est prévu de rouvrir le dossier, parce que les progrès de la science font qu'il est désormais possible d'analyser le pull-over rouge et l'ADN qu'il renferme, ainsi que le sang dont est tâché le jean retrouvé dans le coffre de la peugeot 304. Il semble aussi que Michel Fourniret était dans les environs de Marseille lors de l'affaire Marie-Dolorès ; information certes à prendre avec des précautions.
Ma seule consolation serait de penser que Ranucci n'est pas mort pour rien. Alors à quand une réactualisation du dossier ?
Ca fait maintenant 31 ans qu'il a été coupé en deux ; ce qui n'a, bizarrement, pas rendu Marie-Dolorès.
"Le sang se lave avec des larmes, pas du sang", disait le grand Totor.
06 octobre 2007
Un post un peu sérieux
En ce moment, je suis en train de lire le bouquin le plus passionnant que j'aie jamais eu entre les mains : Le Pull-Over Rouge.
Pour ceux qui ne connaissent pas : Gilles Perrault retrace le parcours de Christian Ranucci, supposé meurtrier de la petite Marie-Dolorès.
Je n'ai pas pour habitude d'être tempérée dans mes opinions, et s'il y a une affaire qui me touche particulièrement, c'est celle-ci. La justice française ne cessera de m'étonner. Parce qu'on a trouvé une personne qui se trouvait dans le coin du cadavre d'une petite fille, on en a déduit assez rapidement qu'il devait y être pour quelque chose. Suffit que cet homme subisse une garde-à-vue de 19 heures, ainsi que des tortures physiques et morales pour qu'il avoue. C'est forcément lui. Il aura beau se rétracter par la suite, on aura beau trouver des éléments qui prouvent son innocence, c'est pas la peine : on a trouvé un meurtrier parfait. Même si tout ne colle pas dans l'affaire ; mais c'est pas grave, les mères de famille ulcérées par ce crime ("M'enfin ! C'aurait pu arriver à mon enfant !") savent sur qui cracher désormais.
Christian Ranucci a été guillotiné, alors que l'assassin de la petite Marie-Dolorès courait toujours. Mais faut croire que c'était pas important, l'important c'est qu'on se soit acharné sur un pauvre type, et que les foules se soit déchainées sur cette personne. Ca soulage.
J'ose espérer qu'un jour, le chagrin n'aveuglera plus les gens au point de leur faire perdre toute raison, toute logique et toute humanité. J'ose aussi espérer qu'un jour, Ranucci sera réhabilité. Parce que si si, la réhabilitation, c'est important.
Bref, lisez ce bouquin.
Gilles Perrault rocks.
04 octobre 2007
AAAah
C'est horrible, je suis en train de devenir vieille. Nagui a balancé une vacherie, et moi j'ai fait "Rooooh".