26 novembre 2008
He's one of those proud to be nigger guys, I hate those guys.
American History X.
J'ai bien aimé. Les acteurs sont chouettes, et euh voilà.
Bon en fait, alors que j'étais en cours sur l'adaptation cinématographique, ça a un peu stimulé mon imagination et j'ai commencé à rédiger les trucs qui m'avaient le plus marquée dans le film, alors voilà ce que j'ai écrit.
- Le noir et blanc en tant que double nécessité : premièrement c'est un besoin pour marquer l'antériorité par rapport au moment de l'énonciation (donc quand on voit des flash back), mais c'est également une astuce pour exprimer la manière de penser du héros, Derek. Noir et blanc = deux couleurs opposées en présence, aucune nuance, tout ça fait écho à l'esprit très manichéen de Dérek.
- L'esthétique du corps : on voit un héros qui prend soin de son corps, extrêmement musclé et athlétique. Cependant, il est aussi très étroit d'esprit et borné => confusion chez le spectateur qui, inconsciemment, a assimilé le concept du kalos kagathos (kalos kai agathos en grec) ; donc littéralement le beau et le bon, un esprit sain dans un corps sain. Le paradoxe nous frappe d'emblée ; à première vue on voit et son extérieur, et son intérieur. A savoir : son corps qui est esthétiquement beau, et la croix gammée qu'il s'est fait tatouer sur la poitrine. Le spectateur ne sait pas comment réagir face à un tel personnage ; volonté de le prendre en sympathie, car il est agréable à l'œil, mais volonté aussitôt contrecarrée par la violence omniprésente de ses "principes".
Bon, j'avais d'autres trucs à écrire, notamment sur le tatouage de la croix gammée (comme manifestation extérieure d'une croyance intérieure, qui peut s'enlever mais nécessite une opération douloureuse et qui laisse une cicatrice = prix de la rédemption) et puis la scène de la douche, avec un même plan, mais qui apparaît à deux moment différents... et puis en fait j'en ai fait assez dans l'analyse Leader Price, alors voilà. C'est juste que j'ai trouvé que c'était agréable d'interpréter certaines choses, et puis faut que je m'entraîne pour mon option en plus, alors soyez indulgents, t'as vu.
J'ai aussi vu Vicky Cristina Barcelona. J'ai bien aimé, je me suis sentie bien pendant tout le film, j'avais pas envie que ça s'arrête, et j'étais -comme toujours- fascinée par la beauté de Scarlett Johansson. Cela dit, j'ai trouvé ça décevant pour un Woody Allen. Je n'ai finalement pas retiré grand chose du film, et surtout, je n'ai pas senti l'amitié entre Vicky et Cristina. De toute façon, l'amitié c'est un des trucs les plus difficiles à traiter au cinéma. A part dans Un éléphant... et Nous irons tous au paradis, je vois pas d'autres films dans lesquels c'est crédible et jouissif.
23 novembre 2008
WIIIIIII
Ouputain, dans Tout le monde veut prendre sa place ils ont invité Adolf !
Pour info, Adolf c'était le meilleur champion que l'émission ait connu. Il était balèze, modeste, et il prenait des questionnaires difficiles et/ou imprévisibles (genre sur les lapins) sans refiler systématiquement les plus pourris aux challengers.
Adolf, stay real.
20 novembre 2008
At last ! My arm is complete again !
Sweeney Todd.
Moui.
Le début du film m'a vachement plu, rien que le générique, esthétiquement, vaut le coup. Et puis Johnny Depp chante bien. Et puis Helena Bonham Carter aussi. Alors je me dis chouette, un film avec du serial killer assoiffé de vengeance et des chansons très écoutables, ça va être bien.
Hé bien très moyennement, finalement. A certains moments, j'avais quand même l'impression de me trouver dans un dessin animé Disney, avec Johanna qui chante à sa fenêtre et qui aperçoit un beau jeune homme (pas si beau que ça, d'ailleurs, mais passons) qui la sauvera, hein, bon ; Tim Burton ne peut pas se croire au-dessus des lois et des clichés, non plus. Et puis à force de chansons, j'avais l'impression que l'histoire n'avançait plus. Et sans rien spoiler, le coup de la vieille mendiante, j'avais quand même vu venir le truc à mille kilomètres (au moins).
A part ça, les acteurs valent le coup. Alan Rickman est parfait, Timothy Spall aussi, et puis Sacha Baron Cohen, évidemment, a enchanté ma journée. Non seulement il est balèze pour imiter les accents (et pour le coup, son accent anglais était parfait et j'étais, de toute évidence, sous le charme), mais en plus sa coupe de cheveux est magique et il ressemble au roi Charles Cinq Et Trois Font Huit Et Huit Font Seize de Tachycardie, dans Le Roi et l'Oiseau.
Pour résumer, j'ai trouvé ça décevant. Sauf esthétiquement. J'ai bien aimé les costumes aussi, parfois on aurait cru voir Beetlejuice. Aaah, Beetlejuice...
EDIT : Je viens de me rendre compte avec effroi que Sacha Baron Cohen était né à Londres. C'est donc pour ça que je trouvais qu'il imitait vachement bien l'accent anglais, haha...
18 novembre 2008
Douce félicité
Se mettre au lit avec une bouillotte et une BD de Calvin et Hobbes, c'est pas passer loin du bonheur parfait.
10 novembre 2008
Tous les moyens sont bons pour faire du fric
Et faire un film sur le Petit Nicolas en est un. Je suis franchement horrifiée par ce projet, qui est, pour moi, voué à l'échec.
Le Petit Nicolas, c'est plus que des petites nouvelles et des dessins de Sempé. C'est toute une époque, et je suppose que, comme ça l'est pour moi, ça représente surtout notre enfance. Quand j'étais petite, je pensais que c'était vraiment un petit garçon qui racontait ses histoires (donc pour dire à quel point Goscinny était talentueux). Et puis au-delà de ça, le Petit Nicolas, c'est un gamin qui vit dans les années 60. Et les années 60, c'est pas les années 2000. Mathématiquement, on voit que ça colle pas. Donc déjà au niveau de la relation aux copains, ça m'étonnerait que de nos jours les enfants s'amusent encore avec des boîtes de conserve dans un terrain vague, surtout quand on sait que de nos jours ils créent des gangs au doux nom de "Bang" (cf blogamimi). Ils ne traîtent plus leurs copains de "guignols", ils ne trouvent plus que la tarte aux pommes de leur maman est "trop rien chouette".
Ben non.
Et j'ai été encore plus horrifiée de voir le casting du fameux Petit Nicolas. Parce que c'est évident que si le directeur de casting va le trouver parfait, tout le monde n'a pas la même image de lui. Que ce soit ses amis, comme Maixent avec ses grandes jambes et ses gros genoux sales, ou Agnan avec ses lunettes, ou Alceste avec son gros ventre... ben on doit avoir tous à peu près la même image, parce qu'ils ont quelque chose de fort d'un peu caricatural qui les caractérise, et parce que les dessins de Sempé étaient assez précis. Mais le Petit Nicolas, c'est le petit garçon lambda. Chacun peut l'imaginer comme bon lui semble.
Alors moi, je dis non.
Non et prout, à la fin.
09 novembre 2008
Horreur
Je me suis rendue compte récemment que Dick Van Dyke = Bite Van Gouine. Et c'est un peu sale.
Et pourquoi Mary Poppins et le ramoneur ne se mettent pas ensemble ?
05 novembre 2008
Je trépigne. Gniii
A paraître en 2010 : Toy Story 3 et Alice au pays des Merveilles, réalisé par Tim Burton. La dernière fois où j'ai été aussi impatiente, c'est quand j'ai vu le synopsis de Be kind, rewind.
Gniiii !
04 novembre 2008
I am from Caspiar, an Island in the Caspian Sea. It sunk.
Man on the Moon c'est bien, mais pas top.
Autant je peux être très friande de Jim Carrey, autant là j'ai pas été convaincue (tout comme je ne l'ai pas été dans Batman Forever). Ce qui me dérange, en fait, c'est que je n'ai pas réussi à me positionner par rapport au personnage d'Andy Kaufman, et je me suis demandé si Milos Forman avait voulu le rendre sympathique malgré tout, ou s'il a cherché à nous mettre le cul entre deux chaises volontairement.
Je vote plutôt pour la première hypothèse, qui n'a pas du tout été réussie. Parce que ok, dès le début du film on est un peu déstabilisés, ouh là là il est bizarre le mec là avec son accent bizarre et ses blagues bizarres. Pour ça d'accord. Mais j'ai l'impression qu'au fil de l'histoire, on est censés se prendre d'affection pour lui ; comme par exemple la surprise du "milk and cookie" après son spectacle au Carnegie Hall. Objectivement, c'est trop bien ce truc ; et pourtant c'est fait de telle manière que j'ai ressenti ça comme un méga cliché, avec un Jim Carrey repentant dégoulinant de bons sentiments. Pareil quand il se rend aux Philippines, qu'il se dit qu'un miracle va le guérir, et qu'il se rend compte que le "miracle" est en fait un gros trucage attrape-nigauds. Je n'ai ressenti aucune pitié ou désespoir pour lui, et pourtant je suis cap' de pleurer devant un téléfilm de M6, alors vous avez qu'à voir...
Et Courtney Love n'a aucune classe. C'est bien dommage.
Alors je me suis dit que c'était sûrement difficile de rendre un personnage aussi fantasque sympathique, mais Tim Burton l'a bien réussi dans Ed Wood, et Ed Wood c'est pas un personnage plus accessible que Kaufman. Il y a une bonne dose de scènes étranges, comme quand il se déguise en femme et qu'il fait une danse orientale puis qu'on se rend compte qu'il a enlevé son râtelier. Et puis c'est attendrissant de le voir trouver de la poésie et du talent partout, surtout là où on ne verrait que de la médiocrité. Alors que Kaufman, dans Man on the Moon en tout cas (je ne juge pas le "vrai" Kaufman), j'avais l'impression que son but c'était de choquer de la petite bourgeoise. Et c'est complètement con, parce que le fait qu'il refuse de jouer Latka sur scène, malgré les demandes des spectateurs, et qu'il leur lise en entier Gatsby le Magnifique, c'est quand même génial sur le principe.
Mais j'ai juste trouvé le personnage trop caricatural, et du coup quand on essaie de lui donner du relief et de vraies émotions, ça passe pas. Danny DeVito est quand même génial, comme à chaque fois, et Tony Clifton est tout de même très fort.
01 novembre 2008
Le sens du détail.
J'ai vu le clip de Hello, la chanson de Lionel Richie (que j'aime très fort depuis que j'ai vu qu'elle était dans 40 ans, toujours puceau quand Steve Carell s'apprête à se poupougner et qu'il se prépare bien et tout, avec son beau pyjama, les bougies etc). Et un truc m'a vraiment émerveillée : on voit l'aveugle chez elle en train de bouquiner un livre en braille. Et les lumières sont allumées.
Hem.
Ça me fait penser à un téléfilm sur M6 qui mettait en scène une jeune fille sourde, et sa mère toquait à la porte de sa chambre avant d'entrer.
Bon je vous spoile la fin du clip de Lionel Richie : l'aveugle l'a sculpté lui et oh, surprise ! c'est super ressemblant. Bien que le menton ressemble plus à celui de Mussolini.