07 juillet 2009
Euh... pas books. Journals.
J'ai aussi vu Les Beaux Gosses (ouais, c'est la fête du slip du cinéma). Contrairement à certains, comme l'homme Rabat-Joie, je n'avais pas particulièrement peur d'être déçue, sachant que ce ne serait pas du grand cinéma (faut pas déconner), mais quand même relativement réussi (parce que bon, Riad Sattouf, c'est quand même loin d'être de la merde).
J'ai trouvé ça plutôt pas mal joué (alors bon, celui qui fait Hervé est limite parfois, genre quand il s'énerve contre sa mère ça sonne quand même très faux, mais le reste est quand même très crédible), la tête de Camel m'a fait rêver à partir du moment où j'ai vu sa tête (et surtout sa coupe de cheveux) sur l'affiche du film dans les couloirs du métro (et pour me faire rêver dans les couloirs du métro, faut le faire). Alors euh voilà, c'est amusant, la musique m'a beaucoup plu, et ce qui m'a frappée, c'est la gueule des acteurs, dont on aurait dit que certains sortaient tout droit d'un dessin de Riad Latouffe ; le casting a été plutôt réussi. Alors après, certes, ça peut ne pas être très subtil, par exemple dans la misère d'Hervé (boutons + fringues de merde + mère dépressive et divorcée + HLM + de la merde qui pleut du ciel), mais bizarrement, ça m'a pas du tout dérangée, et j'ai même trouvé ça plutôt crédible. Et puis bon, moi j'ai jamais été un garçon adolescent (Dieu merci, parce que ça donnait pas tellement envie), alors je sais pas, ON SAIT PAS. J'ai trouvé ça aussi réussi dans la mesure où Riad Tatouffe n'a pas essayé d'adapter Retour au Collège ou Le Manuel du Puceau (tous deux excellents) ; il y a simplement quelques clins d'yeux très bien vus, et c'est largement suffisant.
Pour finir en beauté, une charade tirée du livre de Monsieur Manatane, Mon humour fascinant :
Mon premier est une trompette de chasse (tuuut !).
Mon deuxième est une partie de l'anatomie féminine.
Mon tout se trouve dans un bocal aigre-doux.
Réponse : Des cornichons. Les nichons là... les nibards.
3, 2, 1... and the rest is silence.
J'ai vu The Boat that Rocked ("Good Morning England" en français, allez comprendre). C'est anglais, ça a la classe internationale, comme Bill Nighy, c'est plein plein de chansons qui font du bien aux oneilles (mais vraiment, hein, c'est dingue ce que ça faisait du bien ; comme si je m'étais habituée à tous ces connards qui font profiter tout le bus ou tout le métro de leur musique de merde et que je me rendais subitement compte qu'il y avait autre chose en dehors - bon, je vous rassure, j'écoute de la musique, hein. Tous les jours, même. Mais je la choisis, tandis que dans le flim - aussi bien que dans les transports - je la subis ; et là, je n'en étais que trop heureuse).
Bref. C'est jouissif parce que c'est foisonnant ; il y a quand même une bonne dose de personnages, et ils ont réussi à les creuser suffisamment pour qu'aucun ne soit superficiel, et qu'aucun ne soit vraiment lésé par rapport à un autre. C'est jouissif grâce au choix très judicieux des chansons, c'est jouissif parce qu'excessivement esthétique (que ce soit le bateau, qui fait quand même bien rêver, ou même au niveau des personnages, avec Bill Nighy qui, je le répète, est l'homme le plus classe du monde, au moins) ; enfin bref, en gros, c'est bien. Genre jouissif. Et puis ça fait toujours zizir de voir Rhys Darby.
Et puis c'est beau, c'est poignant (comme Laure LOL MDR PTDR XD spéciale kassdédi) parce que je n'ai pas pu m'empêcher de retenir la larmichette quand on voit des vinyles couler ; c'est à peu près aussi insupportable que lorsqu'on voit les livres brûler dans Farhenheit 451.
J'en profite aussi pour préciser que le réalisateur est Richard Curtis ; il a aussi réalisé Love Actually, que j'aime décidément très fort, et également Black Adder (série avec Hugh Laurie et Rowan Atkinson). Bref, c'est très anglais tout ça, et c'est très fort. Et puis je dis comme ça l'air de rien que sa femme c'est Helen Fielding, celle qui a écrit les Bridget Jones, et je vous rappelle que c'est excessivement bien écrit, touchant, très drôle et pas du tout dégoulinant de féminisme à deux balles (je rappelle que je suis souvent à deux doigts de la mysoginie, j'en veux pour preuve les téléfilms supposés être "érotiques" sur France 2, tous réalisés par des femmes, et tous hautement symboliques et foutrement chiants).