15 septembre 2009
Hey Phil, look ! He's jackin' his little weenus !
The Hangover c'est pas mal du tout, dans le genre franche marrade ( Marant. Positivement marant.). J'ai trouvé ça relativement original, dans l'idée de retracer une histoire pour comprendre comment on en est arrivés là (bien que How I Met Your Mother utilise fréquemment ce procédé), et bien fait aussi puisqu'il me semble qu'on finit par tout expliquer. Les acteurs m'ont énormément plu, notamment Zach Galifianakis, qui a une belle tête de demeuré, et puis surtout Ed Helms, qui n'est autre qu'Andrew Bernard dans The Office, à savoir un des meilleurs personnages de la série. Et puis esthétiquement, le film m'a beaucoup plu, j'ai adoré le générique avec la correspondance musique - putains de fontaines. Un bon film vraiment sympa avec une vraie bite (roooh !) pendant le générique de fin (spoiler), et de bonnes répliques ("Oh, you know what ? Next week's no good for me... The Jonas Brothers are in town."), et du mauvais goût drôle.
Ah, et je tiens à préciser que je l'ai vu deux fois, dont la première en VF (obligée, pas le choix). Ben aussi surprenant que cela puisse paraître, elle était pas mal du tout. Alors certes, la voix d'Ed Helms manque beaucoup, mais elle est globalement bien faite, et parfois la traduction était mieux que les sous-titres.
Ah oui, j'ai aussi vu qu'allait sortir le film Shutter Island, tiré du livre du même nom de Dennis Lehane, qui n'est autre que l'auteur de Mystic River. Ce qui est dingue, c'est que j'ai lu ce bouquin cet été, sans savoir du tout qu'il allait être adapté. Et j'ai RIEN compris. Alors bon, le thème était très intéressant, comme chaque histoire avec un huis-clos, de toute façon. Honnêtement, c'était pas trop trop désagréable à lire, même si j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le livre parce qu'il y a énormément (trop) de personnages secondaires ; et c'est assez handicapant tout au fil de l'histoire parce qu'on a du mal à tout resituer (et c'est pas la faute de ma mémoire en mousse, j'ai obligé un meussieu à le lire pour m'esspliquer, et ça a été pareil pour lui). Donc bref, la fin m'a laissée sur le cul, mais pas dans le bon sens genre à la fin de Broken Flowers, non non, ça a été "Hein mais hein ? Quoi ? J'ai pas manqué une page, là ?", ce qui est relativement naze.
Alors je me tâte, je me dis d'un côté que si je vais le voir, ça pourra éventuellement m'éclairer sur la fin, et puis y'a Mark Ruffalo quoi, et Mark Ruffalo... nudge nudge.
Mais de l'autre côté, j'ai pas envie d'aller le voir.
03 septembre 2009
You know somethin', Utivich ? I think this might just be my masterpiece.
Inglourious Basterds, j'avais vu la bande annonce en février, j'avais trouvé l'accent de Brad Pitt trop coule ("And I want my scalps !"), et ça s'est arrêté là.
Et puis après, on m'a proposé d'aller le voir (en fait, pour être tout à fait honnête, on m'a proposé d'aller le voir et surtout d'aller manger au Quick avant, et on pourrait me faire acheter des places pour n'importe quoi pourvu qu'il y ait un Menu Giant à la clef), alors moi j'ai dit "mouais bof mouais bon", sachant que je n'avais vu aucun Tarantino avant çui-là et que y'a de la baston et du sang et moi ça me disait trop rien.
Hé ben putain, hé ben si j'aurais su j'aurais v'nu plus tôt. Alors tout d'abord, ce qui m'a plu, c'est que bordel de Dieu, ça fait plaisir de voir un film où les Allemands parlent en allemand aux Allemands, les Anglais parlent anglais aux Anglais, et les Français parlent français aux Français (sauf exception, et justifiée). Ça semble évident, mais ça n'est malheureusement pas la règle. D'ailleurs, je sais pas si c'est un clin d'œil par rapport à ce travers-là, mais il me semble que quand Brad Pitt dit que c'est lui qui parle le mieux italien parmi ces Basterds et que les seuls trucs qu'il est capable de dire c'est "Grazie" et "Arrideverci" avec un accent pas possible, c'est une manière de se moquer gentiment de cette absurdité. Et donc, d'un côté, on a cet aspect très réaliste, et de l'autre, une réalité historique dont Tarantino semble s'être complètement affranchi, ce qui est une bonne chose, parce que l'histoire ne rattrape pas le film. On ne se dit pas que le film va se terminer de telle manière et pas autrement, tout ça parce que Hitler s'est suicidé en avril 45. Et pourtant, ça reste crédible, dans la mesure où on se dit "ah oui tiens, pourquoi pas, ç'aurait pu se terminer comme ça". Parce que mine de rien, les histoires d'anticipation (comme Le Maître du Haut Château -que je n'ai pas lu, mais qu'on a porté à ma connaissance- , pour reprendre le thème de la 2nde guerre mondiale) sont majoritairement des romans au départ, et j'ai du mal à penser à un film qui se projette dans un futur possible sans qu'il ne soit une adaptation (1984, La Ferme des Animaux, Fahrenheit 451, Charlie...).
À part ça, j'ai été bluffée par absolument tous les acteurs (bon, peut-être pas par celui qui joue Marcel, mais comme on le voit cinq minutes en cumulé...), notamment par Brad Pitt, qui m'a époustouflifiée, mais aussi par Christoph Waltz. Et tous les autres. Et puis le film est quand même bien long, avec beaucoup de personnages, et pourtant, tous sont creusés, ont leur histoire, et ne sont absolument pas superficiels. À aucun moment Tarantino ne perd le fil de son histoire, qui est pourtant assez foisonnante et riche en détails, et je ne me suis jamais trouvée larguée (RARE !). Et, surtout, j'étais tellement dans le film que quand la fin est arrivée, je ne m'y attendais pas (et pourtant, même quand un film me plait, j'attends la fin dans la mesure où je la devine, normal quoi. Ben pas là, j'en ai oublié que c'était un film didon).
Et puis, évidemment, la musique est formidable, la réalisation m'a énormément plu, enfin, bien le mec quoi. Sûrement un des meilleurs films que j'ai vu cette année.